Ils sont foule, promeneurs
À vous observer
Sous les chapeaux bosselés
Des cupules
Inutile de les compter
Ou plutôt : ils sont innombrables
Indomptés
Ils peuvent passer d’une feuille à l’autre
Apparaître
Aux cimes
Disparaître
Filer vers les racines
Réapparaître
Taquins
Du tronc
Plus vifs que le fauve en sa chasse
Aux armoiries mordorées
Et qui compte, sinon le comptable
Le gardien de l’abattoir
Le prisonnier, les jours
Qui veut compter les glands du chêne ?
Nul n’est besoin de les compter
Ils s’assemblent en conseils de guerre
Que les Déesses ont convoqué
Avec les Faunes et les Fées
En réponse au tocsin du Tonnerre.