Voici les Éternels
Arborant le sceptre du Tonnerre
Ceux d’avant l’histoire des hommes et des Dieux
Ils chantent l’Après-Monde
Chevauchant les libellules et les juments cyclone
Les étalons d’orage aux selles d’ouragan
Au galop des éclairs
Ailés
Lumineux
Ils approchent
Majestueux
Caracolant avec les cygnes
Aux serres pygargue
En escadrons
Tempétueux
De neige phosphorée
Ils ont déjà franchi la dernière frontière
Entre les astres et la chair
Ils viennent pour imposer la Paix du Soleil.
Vous ne pourrez échapper aux traits que lancent leurs yeux d’obsidienne
De quartz et d’azur
Transperçant la viscosité putrescente de vos cœurs mensongers
Ni au jugement de leur Silence aveuglant
Tranchant la moiteur molle de vos langues
De guimauve et de sang
Non, vous ne le pourrez
Quand bien même vous vous terreriez sous la Terre
Elle vous chassera d’entre ses entrailles chaudes
Par sa Lave
D’un sourire de Feu
Et les Fées se pencheront sur vos cercueils.